Je suis arrivĂ© de CĂŽte dâIvoire en France lâannĂ©e derniĂšre, jâai Ă©tĂ© hĂ©bergĂ© dans une famille. Vite, au bout de quelques jours je suis parti dans un premier foyer pendant 2 mois. J’Ă©tais trĂšs bien dans ce lieu. Ensuite je suis parti Ă l’hĂŽpital pendant 1 mois pour un problĂšme Ă mon poumon. Je suis sorti et depuis je suis hĂ©bergĂ© dans le foyer oĂč je suis actuellement et oĂč il y a un problĂšme.Le problĂšme est le mĂȘme depuis le dĂ©but mais depuis 5 mois je nâarrive plus du tout Ă me sentir bien.
Nous sommes 3 migrants Africains parmi 60 enfants. Les 2 autres migrants Africains ont le mĂȘme problĂšme que moi et veulent aussi changer de foyer.
Il y a 4 Ă©ducateurs qui sâoccupent de nous et le problĂšme vient dâun. Cet Ă©ducateur nous dit tous les jours oĂč il y a des choses pour nous blesser. Aux autres enfants et devant les autres Ă©ducateurs, il dit des choses fausses sur notre comportement.
Un Ă©ducateur qui nâest pas de notre groupe est venu me voir. Il mâa dit : âcette personne dit des choses sur toi, moi je sais que tu nâes pas comme ça. Je peux tâaider pour faire une lettre pour le juge, je peux tâaider pour appeler ton avocateâ. Jâai dit non car jâai peur des consĂ©quences entre lui et cette personne qui parle de moi.
Tous les jours au repas cette personne dit des choses pour nous blesser. Il dit que nous ne sommes pas mineurs. Il dit quâil ne comprend pas pourquoi nous avons quittĂ© le pays. Il dit que nous sommes des profiteurs. Il dit que nous avons dĂ©jĂ des enfants dans notre pays. Il dit : ce que tu manges câest notre argent. Lâun de nous 3 a rĂ©pondu que son salaire câest aussi lâargent de la sociĂ©tĂ©. Cette personne lui a donnĂ© lâordre de monter dans la chambre. Moi je ne dis rien. Je mange vite et je monte dans la chambre. Câest tous les jours pareil.
Le samedi matin, alors quâon pourrait dormir tard, il vient nous rĂ©veiller et nous demande de descendre dans la salle commune pour rien.
Il rentre plusieurs fois par jour dans la chambre sans frapper. Il fait un tour dans la chambre, vĂ©rifie ce que nous faisons et repart. Trois minutes aprĂšs, il revient. Parfois je suis en train de mâhabiller. On lui a demandĂ© de toquer, il dit oui et ne le fait pas. Il fait pareil dans la douche. Il ouvre la porte alors que je suis nu dedans.
Il y a des rĂšgles. La semaine il faut rentrer Ă 18h. Le week-end, il faut demander pour sortir. Je suis les rĂšgles. Je suis toujours Ă lâheure. Les autres Ă©ducateurs me font confiance et je peux sortir un peu le week-end et les vacances. Lui ne me laisse jamais sortir. Comme cette personne mâimpose des choses diffĂ©rentes des autres Ă©ducateurs, jâai demandĂ© Ă discuter avec le chef des Ă©ducateurs. La discussion nâa jamais eu lieu.
Maintenant je nâarrive plus a dormir, je pense Ă ce problĂšme tout le temps, au collĂšge câest pareil. Jâaime le collĂšge. Tous les Ă©lĂšves de ma classe et les professeurs sont sympathiques avec moi. Jâai de bonnes notes. Mais maintenant je nây arrive plus. La professeur de Français a remarquĂ© le changement et mâa demandĂ© s’ il y a un problĂšme. Je lui ai dit non. Le professeur de football mâa demandĂ© aussi. Je me suis blessĂ© Ă la jambe. Je lui dis que câest la blessure.Jâai besoin de changer de foyer. Jâai besoin de me sentir mieux, de vivre normalement comme avant.
Pour finir, je voudrais vous partager cette chanson qui est trĂšs connu dans mon pays et que j’ai dĂ©jĂ entendu passer plusieurs fois depuis que je suis Ă Marseille. Ăa m’a fait chaud au cĆur.
âïž RDV vendredi pour une nouvelle parole de minot. Partagez, likez, boulĂ©guez âïž